


Tout au long de l'année 2023 et jusqu’aux élections communales de 2024, le journal N+ présente chaque semaine une élue ou un élu parmi les 41 membres du Conseil général de notre ville. Qu’est ce qui a motivé leur engagement politique, quel dossier leur tient à cœur, un lieu ou un coup de coeur? Faites mieux connaissance sur cette page avec celles et ceux qui mettent leur énergie au service de la population, au fur et à mesure que les portraits sont publiés.

Domicilié à Peseux, Pierre-Yves Jeannin est marié et père de trois enfants adultes. Il est hydrogéologue – c’est-à-dire spécialiste des eaux souterraines (qui alimentent votre robinet). Il est également créateur de l’Institut suisse de spéléologie (douze salariés) à La Chaux-de-Fonds, fondation d’utilité publique qui vise à améliorer la connaissance et la gestion du milieu souterrain.
Pourquoi vous êtes-vous engagé en politique?
Comment garantir un certain équilibre entre le bien-être de chacun et le pillage de la planète? Pour un effet à l’échelle globale, il est important d’agir déjà au niveau communal. En tant que député suppléant, j’agis également au niveau cantonal.
Le dossier qui vous tient le plus à coeur?
Comme membre de la commission financière, l’amélioration des finances de notre commune me semble centrale: sans finances saines, la crise environnementale pourrait passer au second plan et le nombre de laissés-pour-compte pourrait augmenter. Dans ce contexte, peut-on simplement envisager d’augmenter les impôts pour équilibrer les comptes? Non, n’agir que sur l’impôt pour trouver les 20-25 millions manquants année après année ferait de notre commune un réel enfer fiscal. L’ensemble de l’hémicycle l’a d’ailleurs admis. Dans cette perspective, des concessions seront nécessaires sur certaines missions de l’administration, et il faudra aussi limiter les investissements. Faudra-t-il aller jusqu’à agir sur le nombre d’emplois, la qualification ou le statut de la fonction publique? Je ne sais pas! Mais la marge de manoeuvre dans les autres domaines budgétaires apparaît comme très limitée… Le plan de redressement sur dix ans proposé par le Conseil communal semble crédible, mais sera délicat à mettre en oeuvre.
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel?
Le tunnel de Prébarreau! La vue du lac depuis le nord génère toujours une émotion chez moi. Plus sérieusement, comme un grand nombre de Neuchâtelois-es, j’apprécie le centre-ville qui offre un espace de rencontre incomparable lié au fait que les piétons s’y sentent en sécurité. Je crois que la cohabitation avec les transports publics et les
deux-roues (vélos et trottinettes) peut d’ailleurs encore y être améliorée. On devrait aussi réfléchir à mieux l’étendre vers le lac. Par ailleurs, je citerais deux sites très pittoresques situés en pleine ville que peu de gens connaissent: le Gor de Vauseyon et le vallon de la Serrière. Deux lieux chargés d’une très longue histoire où les eaux rugissantes ont alimenté des moulins depuis la nuit des temps.

Claire Hunkeler, 60 ans, est mère de trois enfants adultes et mariée depuis 37 ans à Michel. « J’ai l’impression d’être une dinosaure quand je dis ça, mais cette situation me ravit. » Intervenante dans le social, elle travaille dans une école avec des adolescent-e-s de 11 à 16 ans. Elle vit à Cormondrèche depuis 26 ans, et fats de la politique depuis 15 ans.
Pourquoi vous êtes-vous engagée en politique ?
En arrivant à Cormondrèche, j’ai découvert avec stupéfaction qu’il n’existait pas de lieu où confier nos enfants pendant que je travaillais. Avec une équipe de convaincues, j’ai alors co-construit une structure parascolaire, le Chaudron Magique. Au début, on se gardait nos enfants à tour de rôle, puis on a engagé une éducatrice, puis deux, puis trouvé un nouveau local. Par la suite, la gestion de cette structure a été reprise par la commune, elle compte maintenant 106 places d’accueil.
Cette expérience m’a convaincue qu’en faisant de la politique, je pourrais contribuer à porter des dossiers pour qu’il fasse bon vivre dans notre commune. Que c’était le lieu pour faire bouger des choses, améliorer un peu, beaucoup, passionnément la vie dans notre société.
Et c’est tout naturellement que mes valeurs m’ont portées vers le parti socialiste, pour défendre l’intérêt des plus démunis, une société inclusive, égalitaire et ouverte.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
Ils sont multiples et basés sur l’amélioration du quotidien : la création des Chemins des écoliers pour encourager les enfants à se rendre à pied à l’école ; la participation active à la réalisation d’une salle de sport à Corcelles, et le dépôt de motions pour que des salles de sport triples soient construites sur le territoire de notre nouvelle commune, afin de combler les importants manques en infrastructures et que les enfants et adultes puissent pratiquer leur sport dans de bonnes conditions.
Au sein du conseil communal de Corcelles-Cormondrèche pendant 8 ans, je me suis impliquée avec enthousiasme dans le dossier de la fusion, et continue de le faire au sein du Conseil général de notre nouvelle commune.
Le lieu que vous aimez dans notre ville ?
Un des nombreux lieux que j’aime : le chemin pédestre longeant le nord du vieux bourg de Corcelles, en dessus de son église clunisienne. Il a pu être construit grâce aux terrains libérés lors de la construction de la route sous la tranchée couverte. La vue sur les vieux toits, les vignes puis le lac est de toute beauté et invite à la sérénité.

Enseignante généraliste au centre de La Côte, Aline Chapuis a franchi depuis peu la limite entre Neuchâtel et Peseux avec ses cartons. Engagée dans trois associations en lien avec la nature et l’éducation à l’environnement, elle s’est présentée pour la première fois aux élections du Conseil général en 2020.
Pourquoi vous êtes-vous engagée en politique ?
« Celui qui a compris mais n’agit pas, n’a pas compris ». Cette citation de Bruno Manser résonne fortement en moi ; il m’est impossible de rester sur le quai et de regarder les trains passer. Lorsqu’il s’agit d’un domaine qui m’est cher, j’ai besoin de monter dans le wagon, d’être active. Soucieuse dès l’enfance pour la survie des espèces animales, et plus tard, pour toutes les questions qui touchent à l’environnement, j’ai rapidement pris des engagements associatifs au niveau régional. Ces expériences en comité et sur le terrain m’ont fait prendre conscience à quel point la politique transcende tous les niveaux et tous les domaines. Connaître le système, découvrir comment les décisions se prennent et comment les lois s’articulent entre elles est un atout. Après une dizaine d’années passées au sein des Vert-e-s en tant que simple sympathisante, j’ai décidé de m’investir plus sérieusement.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
Aucun dossier ne me tient à cœur plus qu’un autre, puisque les questions environnementales sont transversales. Que ce soit la protection du climat, la préservation des ressources et des milieux naturels ou la promotion d’un lieu de vie agréable pour chacun-e, ces thématiques sont souvent liées, d’une manière ou d’une autre, aux rapports que nous traitons. Je me sens également très concernée par toutes les revendications qui se rapportent aux discriminations de genre. Née dans les années 80, j’ai grandi dans une société où le suffrage féminin était un droit acquis et où l’égalité des sexes était ancrée dans la Constitution. Toutefois, près de quarante ans plus tard, le chemin à parcourir semble encore long.
Le lieu que vous aimez dans notre ville ?
J’ai toujours apprécié le Gor de Vauseyon, petit coin de nature oublié au milieu d’une zone fortement urbanisée. Enfant, j’y ai joué mes premières notes de musique. Adolescente, j’y suis retournée avec mon frère pour ses voies d’escalade. Aujourd’hui, j’emmène mes élèves chercher un peu de fraîcheur au bord de la rivière et observer les petites bêtes ; nous sommes parfois accueillis par le cincle plongeur qui sautille d’un rocher à un autre.

Résident de la Ville de Neuchâtel depuis février 1961, Yves-Alain Meister a obtenu sa maturité scientifique au lycée Denis-de-Rougemont avant de décrocher son diplôme d’ingénieur civil de l’école polytechnique fédérale de Zürich EPFZ. Après avoir travaillé dans divers bureaux d’études privés et résidé dans le canton de Vaud durant 17 ans, il a eu l’opportunité en 1998 d’intégrer le Service cantonal des ponts et chaussées et de diriger dès 2003 l’Office des routes cantonales jusqu’au 22.2.22, date ultime de sa mise à la retraite.
Pourquoi vous êtes-vous engagé en politique ?
Pris par une occupation professionnelle intense mais extrêmement passionnante, je n’ai commencé en politique que tardivement, lors de la précédente législature. Particulièrement intéressé par la chose publique, je me suis engagé car j’aime profondément cette ville. Je veux pouvoir amener ma contribution, aussi modeste soit-elle. Je me sens à quelque part redevable, car cette magnifique cité m’a permis, par l’enseignement dont j’ai pu bénéficier, par son environnement et sa beauté, de m’épanouir et de bénéficier d’un cadre de vie hors du commun.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
Mon engagement politique me permet de traiter des dossiers touchant l’aménagement du territoire et le patrimoine bâti. Ces deux thèmes me sont particulièrement chers et familiers et me permettent d’appréhender le futur d’une ville en devenir.
Nous avons la chance d’avoir des bâtiments remarquables, pas nécessairement inscrits au patrimoine, mais qui font l’unité et le ciment de notre Ville, construite avec cette magnifique pierre jaune d’Hauterive, qui se laisse si bien façonner et boucharder pour donner toute sa splendeur à nos édifices.
Le lieu que vous aimez dans notre ville ?
Nous avons aussi une autre construction remarquable, la basilique mineure de Notre-Dame, celle que nous appelons communément l’Eglise rouge, construite au début du XXème siècle, faite de blocs de béton teintés. Un précurseur, ce monsieur Guillaume Ritter !
Elle me rappelle mon enfance et mon adolescence où j’accompagnais mon père à la messe les dimanches de Noël et de Pâques. Encore aujourd’hui, je me rends parfois dans ce magnifique édifice qui respire la sérénité et qui par son plafond bleu étoilé accapare mes pensées célestes.
J’ose espérer aujourd’hui que je la confiance que m’ont accordée les électeurs reste entière et que mon rôle de chef de groupe atteste de mon plein engagement !

Mariée et mère de deux enfants, Ariane Huguenin travaille pour la Fondation éducation21 en qualité de collaboratrice scientifique. Sa profession incarne ses engagements et conjugue deux domaines qui la passionnent : le développement durable et l’éducation.
Pourquoi vous êtes-vous engagée en politique ?
Face aux défis auxquels notre société est confrontée et aux profondes injustices qui le caractérisent, je suis convaincue qu’il est indispensable de repenser le système en place et de le transformer. Au-delà des idéaux, comment participer activement aux changements et ancrer les visions du futur dans du concret ? Motivée à dépasser le stade des idées, j’ai choisi de m’engager au sein du Parti socialiste en 2019. Depuis, je m’y suis impliquée en tant que responsable de campagne communale, puis comme coprésidente de section.
Les valeurs du PS constituent un socle pour une société équitable et soucieuse de protéger les plus démunis, quels que soient les parcours de vie, les origines ou le statut. Une « bonne vie » est un droit que nous avons toutes et tous. Cet intérêt supérieur va de pair avec la préservation des ressources naturelles dont nos existences dépendent, valeurs sur lesquelles je m’appuie pour défendre mes positions au sein du législatif.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
Pour la géographe que je suis, la révision du Plan d’aménagement local comporte un intérêt tout particulier. Sa refonte implique des choix impactant différents domaines de manière conjointe et des arbitrages entre statu quo et renouvellement.
Concrètement, la préservation des rares terrains encore non bâtis me tient très à cœur. Dans ce sens, je voudrais encourager un diagnostic des réels besoins en matière de logements et une politique immobilière axée sur la rénovation et le rehaussement de bâtiments déjà existants. En outre, je souhaite voir la mobilité douce et surtout piétonne renforcée avec un accent mis sur la prise en compte des personnes à mobilité réduite et des enfants. Enfin, le chauffage à distance est un thème urgent pour faciliter le passage à des solutions plus décarbonées.
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel et pourquoi ?
Le bar de l’Univers est un lieu que j’affectionne particulièrement pour son accueil, ses ambiances quasi méridionales l’été, où se côtoient jeunes et moins jeunes, et où tous les styles se mélangent.

Johanna Lott Fischer est ingénieure en agro-alimentaire. Arrivée de Zurich dans les années 90, elle a obtenu un doctorat en microbiologie (hygiénisation lors du compostage industriel) à l’Université de Neuchâtel. Après 10 ans dans une PME du Val-de-Travers et divers mandats dans l’industrie alimentaire, elle gère aujourd’hui une entreprise d’installations photovoltaïques avec son mari. Elle est mère d’une fille adulte.
Pourquoi vous êtes-vous engagée en politique ?
J’ai eu les premiers contacts avec le monde politique par mes engagements dans des associations, notamment à Pro Vélo et à l’association de quartier Louis-Favre-Tertre. Il y avait souvent un décalage entre les projets associatifs et les actualités politiques. Pour comprendre le fonctionnement d’une collectivité publique, quoi de mieux que participer activement à son organisation ? J’ai vite compris que la politique au sein du Conseil général ne se limitait pas à faire passer ses propres projets – même si je continue bien sûr de militer pour davantage de pistes cyclables ou pour des quartiers vivants – mais pour organiser tous les aspects de la vie de notre ville. Cela fait maintenant six ans que je suis élue et je me passionne toujours plus pour cet engagement, surtout lorsque je vois la concrétisation de projets que nous avons décidés. Mais il faut avoir de la patience, car les choses n’avancent pas très rapidement.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
Le PAL (plan d’aménagement local) : il va déterminer la façon dont notre ville va se développer dans les 20 prochaines années – une période déterminante pour amener un tournant écologique au niveau de la commune. Une ville qui consomme moins d’énergie, où la mobilité est repensée pour les piétons, les cyclistes et les transports publics, avec la préservation d’espaces verts pour compenser des zones d’habitation toujours plus denses, des logements intergénérationnels à des prix abordables – je suis persuadée que cette ville de demain sera attractive !
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel et pourquoi ?
La place du Tertre, au milieu du quartier Louis-Favre-Tertre où j’habite depuis 30 ans. Ce lieu a été créé en 1984 par l’association du quartier sur ce qui était des places de parc. Place de jeux pour les enfants, place de repos pour les habitant-e-s ou les passant-e-s qui pique-niquent ou rêvent sur les bancs qui l’entourent, et bien sûr place de fête pour les événements organisés par l’association de quartier ou les apéros entre voisin-e-s. Je m’engage pour qu’il y ait de telles places partout en ville.
Autre lieu de prédilection : la petite plage au pied de la Passerelle de l’Utopie. J’attends avec impatience le retour des beaux jours.

Né à Neuchâtel en 1980, Alexandre Brodard a grandi dans le quartier de La Coudre où il a le bonheur de vivre à nouveau aujourd’hui. Sixième de sept enfants d’une famille de condition modeste, il a eu la chance de pouvoir étudier et obtenir le brevet d’avocat. Il est père de trois garçons de 6, 9 et 11 ans et travaille actuellement à 80% comme adjoint de direction à l’Office fédéral de la justice, à Berne. Il aime la vie, et en particulier la nature, le sport et les contacts humains. Il vit sa 5ème législature au Conseil général, qu’il a présidé en 2019-2020, et est également député suppléant au Grand Conseil.
Pourquoi vous êtes-vous engagé en politique ?
Mon engagement politique n’a qu’un seul but : transmettre aux générations futures une société qui leur offre idéalement – même si je ne me fais plus beaucoup d’illusions – la même qualité de vie et les mêmes chances dont a bénéficié ma génération grâce notamment aux choix judicieux de nos ancêtres et des autorités qui nous ont précédés. D’où mon choix d’avoir adhéré au PLR, qui a façonné la Suisse moderne qui nous offre le bien-être dont nous disposons, et dont la devise « Liberté et responsabilité » me parle tout particulièrement. Une responsabilité qui doit à mes yeux être sociale, économique et environnementale.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
Les finances. Il ne s’agit pas d’un dossier en particulier et cela n’a rien de très sexy, j’en conviens volontiers. Mais des finances saines sont simplement indispensables justement pour pouvoir réaliser de beaux projets. Et c’est ce qui manque à Neuchâtel.
« On ne fait pas de social avec des caisses vides » disait un conseiller d’Etat socialiste. Il avait évidemment raison. On ne fait pas non plus d’écologie ni d’investissements pour le futur. On ne prend que des mesurettes. Revenir à des finances saines demande toutefois des efforts importants et une discipline budgétaire que ni l’exécutif ni le législatif ne sont prêts à consentir. C’est trop impopulaire. Le résultat sera une hausse des impôts qui ne saurait tarder et qui appauvrira la population de la commune, déjà touchée par la forte inflation actuelle. Ce qui me permet de mentionner brièvement le sujet qui me tiendrait le plus à cœur au niveau de la politique fédérale : les travailleurs pauvres. Sur le plan de la justice sociale, je suis en effet profondément choqué que nombre de travailleurs ne gagnent plus suffisamment aujourd’hui en Suisse pour faire vivre leur famille sans deuxième salaire ou aide de l’Etat.
Le lieu que vous aimez le plus à Neuchâtel ?
C’est l’alliance du lac, des vignes, de la forêt et de la pierre d’Hauterive qui me plaît tout particulièrement à Neuchâtel. Comme lieu, la colline du château avec la collégiale ou l’Abbaye de Fontaine-André.

Belge d’origine, c’est en 2008 que Stéphanie Gérard Mattsson a posé ses valises à Neuchâtel. Aujourd’hui à 38 ans, elle est mariée et l’heureuse maman de trois garçons de 8,7 et 2 ans. Au niveau professionnel, elle occupe le poste de responsable du service de physiothérapie sur le site de Pourtalès du RHNe et poursuit sa formation dans le management d’équipe et le leadership hospitalier.
Pourquoi vous êtes-vous engagée en politique ?
J’ai commencé à m’intéresser à la politique quand nous nous sommes installés à Corcelles. Je souhaitais participer à la vie de mon village et défendre des engagements tels que la solidarité, la durabilité ou encore l’égalité des chances. C’est donc assez naturellement que j’ai rejoint le parti socialiste. Dès 2018, ma voix a compté au Conseil général de Corcelles-Cormondrèche. J’ai poursuivi après la fusion avec la volonté de représenter en politique cette tranche de la population que sont les parents de jeunes enfants. Défendre les intérêts des familles, des aîné-e-s, des plus fragiles, exprimer les problématiques du quotidien de la population, proposer des solutions pertinentes, c’est ce qui m’anime dans ce mandat de conseillère générale. Mais j’avoue que cet engagement est un vrai challenge. Je dois sans cesse jongler entre vie familiale, vie professionnelle et engagement politique. Toutefois, c’est une réelle plus-value d’avoir au Conseil général et dans les différentes commissions des jeunes mamans, et je ne peux que les encourager à s’engager.
Le dossier qui tient le plus à cœur ?
Dans la Commission formation famille santé et sport, le projet MAÉ (ma journée à l’école), concept de l’école à journée continue, me tient particulièrement à cœur. En effet, permettre à tous les enfants de bénéficier, en plus de l’apprentissage, du repas de midi, des activités extra-scolaires et des devoirs surveillés facilite l’organisation de la vie familiale et la conciliation avec la vie professionnelle, promeut l’égalité des chances des enfants et renforce l’attractivité résidentielle dans notre commune. Ainsi ce projet permet à l’école de s’adapter aux défis sociétaux. J’espère qu’il verra le jour très prochainement.
Le lieu que vous aimez le plus à Neuchâtel ?
Nous avons à Corcelles, en contrebas du magnifique temple clunisien que j’affectionne particulièrement, une formidable et dynamique cave à jazz, le KVO. Pour la mélomane que je suis, aller en famille à des jam session à côté de chez nous, c’est un vrai plaisir.

Papa d’un petit garçon de deux ans et demi et bientôt d’un second enfant, marié depuis 4 ans, Romain Brunner est un « petit nouveau » en politique. Ingénieur en efficacité énergétique, il propose aux entreprises des solutions pour mesurer et diminuer leur consommation d’énergie.
Pourquoi vous êtes-vous engagé en politique ?
J’en avais assez de me plaindre des politiques de droite qui nous dirigent droit dans le mur (climatique et social) et en même temps de ne rien faire de concret pour changer de direction. L’annonce de l’arrivée de mon fils a été pour moi un déclencheur : quoi qu’il arrive, je veux pouvoir regarder mes enfants dans les yeux et leur dire que je me suis battu pour leur laisser une planète viable, et pas simplement de l’argent sur un compte en banque. J’ai donc rejoint les Verts en 2020 et me suis fait élire un peu par surprise, si je ne me trompe pas grâce à la mobilisation des habitants de l’ex-commune de Corcelles-Cormondrèche dans ces premières élections post-fusion. Je veux donc profiter de la confiance qui m’a été donnée pour faire de Neuchâtel une ville plus durable, sociale et inclusive ainsi que pour défendre les intérêts des générations futures.
Le dossier qui tient le plus à cœur ?
Les projets liés à l’énergie, et notamment la rénovation des bâtiments de la ville, sont pour moi d’un intérêt tout particulier. Toutefois, une société durable se doit d’être juste et cohabiter harmonieusement avec la nature dans laquelle elle s’intègre. Ainsi, au-delà d’un dossier particulier, il m’est important que tous les dossiers incluent ces composantes afin de tendre vers le même objectif : préserver notre environnement. La mobilité douce et la sécurité des piétons ainsi que celle des cyclistes est également pour moi une priorité, encore plus depuis que je ne suis plus seul sur mon vélo.
Le lieu que vous aimez le plus à Neuchâtel ?
Pour y avoir passé une bonne partie de mon enfance, le vieux village de Cormondrèche a pour moi une signification spéciale. Il héberge également plusieurs petits commerces, dont une épicerie qui soutient la vie locale et propose des produits locaux et durables. Cette ambiance villageoise est une chose que je trouve particulièrement précieuse.

Marié et père de deux enfants de 7 et 10 ans, Camille Gonseth est ingénieur en environnement de formation. Âgé de 44 ans, il a d’abord travaillé comme chercheur à l’EPFL et l’Université de Lausanne dans les domaines de l’économie de l’environnement et des changements climatiques ainsi que de la conjoncture économique. Depuis 2012, il travaille à la section des Comptes nationaux de l’Office fédéral de la statistique.
Pourquoi vous êtes-vous engagé en politique ?
Nous avons la chance de vivre dans un système politique démocratique assez fantastique. Un système qui a permis à un pays très hétérogène et privé de ressources naturelles de se forger une identité forte et d’être prospère. Et qui octroie beaucoup de compétences à l’échelon communal. Mais rien n’est jamais acquis. A ma modeste échelle, j’essaie par mon engagement politique de contribuer au bon fonctionnement et à la pérennité de nos institutions. N’étant pas originaire de Neuchâtel, je me fais aussi un devoir de m’engager pour la collectivité qui nous a si bien accueillis ma famille et moi. Engagement qui ne serait pas possible sans le soutien de mon épouse à qui va ma reconnaissance.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
Le dossier de la transition énergétique me tient particulièrement à cœur. A l’échelle locale, nous avons une marge de manœuvre intéressante et différents leviers d’action pour dynamiser les investissements, par exemple, dans la pose de panneaux photovoltaïques. A l’heure actuelle, le potentiel des toitures est encore largement inexploité. En libérant ces investissements, nous œuvrerons pour atteindre les objectifs climatiques fixés par le Canton. Nous dynamiserons l’économie locale et l’emploi. Enfin, j’y vois aussi un soutien à notre politique de domiciliation, si importante pour nos rentrées fiscales et le maintien des prestations, en proposant sur le marché locatif des biens performants sur le plan énergétique.
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel et pourquoi ?
Le premier endroit qui me vient à l’esprit et où j’aime me promener est le Vallon de l’Ermitage. C’est un endroit un peu en marge tout en étant proche du centre-ville, ce qui en accroît encore le charme. Il y a surtout cette alliance de la nature, de la culture et de la science qui est très intéressante, pour ne pas dire inspirante. Et finalement tellement représentative puisque je retrouve dans cette alliance ce qui me semble être un des atouts majeurs de notre ville.

Sarah Pearson Perret est née à Rome, Italie, où elle a passé son enfance. A 13 ans, elle déménage à Genève où elle passe son adolescence. Elle découvre Neuchâtel pendant ses études de biologie à l’Université. Elle s’est tellement plu qu’elle y est restée, s’est mariée et a eu deux enfants, aujourd’hui adultes. Elle est secrétaire romande de Pro Natura, une organisation de défense de l’environnement.
Pourquoi vous êtes-vous engagée en politique ?
J’ai travaillé pour la protection de l’environnement dans différentes fonctions dans le privé puis à la Confédération. J’ai été confrontée à un grand immobilisme au niveau politique en ce qui concerne la protection de nos ressources naturelles, notre base de vie. Je me suis engagée en politique avec l’espoir de donner une voix à la nature dans les processus politiques.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
La protection de nature me tient particulièrement à cœur. Notre commune a de vraies richesses qui méritent d’être mieux protégées. Peu savent par exemple que nos forêts de chênes thermophiles abritent une des populations les plus importantes en Suisse d’une espèce fortement menacée : le lucane cerf-volant. C’est le plus grand et le plus notable coléoptère de notre pays, qui a reçu ce nom en raison de ses grandes mandibules qui ressemblent aux bois d’un cerf. On voit voler les adultes d’un vol maladroit au début de l’été près des lisières de forêt au crépuscule. Entre la forêt et le bord du lac, notre commune à des vrais défis en termes de biodiversité à relever. Il s’agit notamment de réserver de l’espace à la nature et mieux la prendre en compte dans les projets territoriaux. Je siège dans la commission qui accompagne le processus du PAL (Plan d’affectation local) en cours et j’espère que nous arriverons à mieux ancrer les besoins de la nature dans le prochain plan d’affectation et son règlement.
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel et pourquoi ?
J’affectionne particulièrement le petit jardin public devant l’Université des sciences, sur la colline du Mail. La vue sur le lac, la ville, le château et le trou de Bourgogne y est spectaculaire, particulièrement en fin de journée au coucher du soleil. On embrasse d’un regard tout ce qui fait la beauté de notre commune.

Venu à Neuchâtel pour ses études, Jean-Luc Richard n’a plus jamais quitté la ville, séduit par sa beauté et la qualité de vie qu’elle offre. Marié et père de deux jeunes femmes, il travaille comme épidémiologiste à l’Office fédéral de la santé publique. Après deux ans au Conseil général puis autant de suppléance, il siège à nouveau régulièrement depuis peu.
Pourquoi vous êtes-vous engagé en politique ?
Bien qu’il ne s’agisse pas d’une « tradition familiale », j’ai toujours été intéressé par la vie publique. Ma jeunesse a coïncidé avec le début de la prise de conscience des enjeux environnementaux: risque nucléaire, utilisation anarchique du territoire, perte de la biodiversité et, déjà, réchauffement climatique. Je m’efforce d’être cohérent avec ces valeurs et enjeux, épaulé par une épouse qui partage mes convictions. Toutefois, l’action individuelle a ses limites, même si les petits ruisseaux font les grandes rivières. Notre système démocratique permet à chaque citoyen d’offrir ses services, avec de réelles possibilités d’influencer la politique locale en cas d’élection. M’engager, c’était donc agir avec d’autres pour le bien commun et les générations futures, plutôt que juste essayer de « bien faire » seul en râlant dans mon coin.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
Mes priorités concernent l’amélioration de la qualité de vie dans la commune, principalement en assurant un cadre de vie attrayant et durable. Cela touche l’aménagement du territoire – notamment l’adaptation de la ville au réchauffement climatique – le paysage, la promotion de l’arborisation et de la biodiversité en ville, la pollution lumineuse, l’encouragement de la mobilité douce et des énergies renouvelables. C’est pourquoi je siège dans la commission en charge de la révision du plan d’aménagement local, outil qui va influencer le visage de notre ville ces 25 prochaines années, ainsi que dans la commission du développement durable, de la mobilité et des énergies. Un bon environnement social contribue aussi beaucoup à la qualité de vie, d’où mon engagement également pour le «bien vivre ensemble» et les infrastructures publiques.
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel et pourquoi ?
Les forêts ! Ce sont des havres de paix, de fraîcheur et de nature. J’y cours et m’y promène régulièrement, en profitant de la vue splendide sur la ville, le lac et les Alpes depuis ses belvédères. Mes coups de cœur vont à la Roche de l’Ermitage et à la colline du Plan. J’aime aussi la vue sur Neuchâtel depuis le Fanel.

Alain Rapin est marié et père de 5 enfants. Âgé de 57 ans, il est responsable depuis plus de 10 ans du marketing à la Bâloise, compagnie d’assurance & banque pour le canton de Neuchâtel. Auparavant, il n’a eu qu’un seul autre employeur, La Poste, où il a fait 3 apprentissages successifs, puis il a obtenu un brevet fédéral en marketing. De facteur à ses débuts jusqu’à responsable des filiales PostFinance de Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds, il y a travaillé pendant 27 ans, avec le même plaisir d’avoir toujours du contact avec la population.
Pourquoi vous êtes-vous engagé en politique ?
A notre arrivée à Corcelles-Cormondrèche, nous avons eu, avec mon épouse, l’intention de nous intégrer plus activement dans notre commune. Participer à la vie publique permet de rencontrer les citoyens, de s’intéresser à leurs besoins. Par la suite, je suis passé à l’exécutif communal, ce qui m’a permis d’avoir une vision plus globale, et, ainsi de mettre en oeuvre des projets, dont la stratégie énergétique pour la Région Neuchâtel Litttoral. Après la fusion, j’ai souhaité continuer à m’engager et suis conseiller général et député suppléant.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
L’aménagement du territoire, une discipline qui permet d’influencer la densification des personnes, des activités et des infrastructures de notre commune. Actuellement, je préside la commission pour la réalisation du plan d’aménagement local (PAL). Ce qui m’intéresse c’est tout le travail préparatoire, qui comprend aussi bien l’urbanisation que la mobilité, la biodiversité, l’architecture et bien d’autres aspects. En résumé, le PAL, c’est la vision urbanistique pour les 25 prochaines années et j’ai la chance d’y participer.
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel et pourquoi ?
Il y en a beaucoup, avec tellement d’ambiances différentes ! Entre, le bord du lac de Monruz à Hauterive, les chemins dans la forêt de Peseux, la gorge de la Serrière ou la place des Halles. Finalement, je choisis Chantemerle, dans les hauts de Corcelles-Cormondrèche, où se situent des infrastructures sportives, des buvettes, une place de jeux agrémentée de grills avec une vue imprenable sur le littoral et le lac.

Enseignante généraliste à la retraite, Patricia Sörensen garde néanmoins un pied dans le métier en assurant de temps à autre des remplacements. Elle est engagée dans des associations locales, l’une, citoyenne, offrant divers ateliers à ses membres et concitoyen-ne-s, l’autre soutenant des projets en Amazonie brésilienne.
Pourquoi vous êtes-vous engagée en politique ?
Mon père a siégé au Conseil général de Peseux pendant de nombreuses années dans les rangs socialistes et les discussions étaient toujours animées à la maison sur les différents sujets de société. Aussi, lorsqu’il a cessé son activité politique, j’ai souhaité m’impliquer à mon tour et ai été élue au Conseil général. J’ai à cœur de participer à la vie de ma commune et d’y défendre les valeurs sociales et écologiques qui sont les miennes. Finalement, c’est au Conseil communal de Peseux que j’ai participé à la mise en place de la fusion de nos quatre communes. Aujourd’hui conseillère générale de la nouvelle Commune, je siège également au Grand Conseil en tant que députée suppléante.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
Tous les dossiers sont dignes d’intérêt, mais ceux qui touchent les questions sociales, l’accueil de la petite enfance, la formation et la culture ont ma préférence. Les questions concernant les seniors sont également au cœur de mes préoccupations. Un projet attendu depuis longtemps par les habitants, les élèves et les associations sportives de l’ouest de la commune, c’est la salle de gymnastique triple à Peseux. Membre de la commission ad hoc, je me suis également impliquée dans la mise en place des assemblées citoyennes. C’était un des points forts de la convention de fusion et je suis très heureuse d’avoir pu assister à la première assemblée de Peseux la semaine dernière. C’est l’outil participatif par excellence et j’attends avec impatience les premiers projets prendre forme.
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel et pourquoi ?
Mes pas me conduisent le plus souvent en forêt : cueillette de champignons ou de petits fruits, chants des oiseaux au printemps, changements de couleurs aux différentes saisons, rencontre fortuite d’un écureuil ou d’un chevreuil… De Peseux à Valangin, en passant par Le Gîte et le Gibet. Balade jusqu’à Chantemerle, au-dessus de Corcelles, où la vue sur le lac et les Alpes est splendide. Montée à Chaumont, par le funiculaire.

Jasmine Herrera a 30 ans, est urbaniste de profession et neuchâteloise d’adoption. Elle habite le canton depuis ses 15 ans. Son intérêt pour la politique remonte au berceau, mais elle s’est inscrite chez les Jeunes Vert-e-s il y a 15 ans. Elle a donc passé la moitié de sa vie à défendre ses idées à travers divers engagements politiques.
Pourquoi vous êtes-vous engagée en politique ?
J’ai toujours été intéressée par la chose publique. Aussi loin que je me souvienne, nous avions des débats à la maison. Je me suis engagée parce que je ne voyais pas toujours mon point de vue représenté. Les thèmes qui m’animent depuis le début sont l’écologie et le féminisme. Aujourd’hui, ces thèmes sont un peu plus à la mode qu’il y a 15 ans et ça me réjouit énormément !
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
Les dossiers que je trouve les plus intéressants sont les projets qui façonnent la ville. Si on pense immédiatement aux projets d’envergure tels que le quartier Ecoparc à la gare ou le quartier Bella Vista sur l’ancien site de Metalor, qui sont des morceaux de ville à eux seuls, les rénovations et les petites constructions sont autant d’opportunités d’amener de la verdure et de la biodiversité dans les quartiers. Je siège à la commission d’urbanisme de la Ville de Neuchâtel depuis bientôt sept ans et je répète, inlassablement, à chaque séance, l’importance de préserver les espaces de pleine terre, de limiter au maximum les places de stationnement et de planter le plus possible.
Un coup de cœur lié à Neuchâtel ?
Évidemment, j’adore l’architecture et l’urbanisme de cette ville tout autant que sa localisation exceptionnelle qui permet à presque tout le monde d’avoir la vue sur le lac. Mais ce que je trouve plus intéressant encore ce sont tous ces espaces verts, parfois cachés et insolites.
J’ai la chance d’avoir récemment déménagé dans un bâtiment qui est un parfait exemple de cette histoire singulière de la ville. Il bénéficie d’un jardin très verdoyant qui offre un îlot de fraîcheur incroyable. Les grands arbres sont âgés de plusieurs dizaines d’années et offrent de l’ombre et de la fraîcheur pour les humains et des espaces de vies pour les petites bêtes, tout cela en pleine ville ! Ces espaces sont fantastiques et le résultat de décennies de « laisser vivre ». C’est pourquoi, lorsqu’on parle de les compenser ou lorsqu’on oublie de les préserver, je pense que l’on fait fausse route. Ces lieux sont le maillage central de la ville que nous devrions laisser à nos enfants, même s’ils sont imparfaits.

Marc Rémy est conseiller général en Ville de Neuchâtel depuis 2020. Procureur et membre de l’organe de gestion du pouvoir judiciaire (CAAJ), il s’engage dans de nombreuses associations, en particulier la Marche du 1er Mars qu’il copréside. Il partage ses hobbies entre lac (natation) et ciel (licence de pilote professionnel). Papa de jumeaux âgés de deux ans, Aurélien et Mathéo, il vit avec sa compagne, Alexandra, en ville de Neuchâtel.
Pourquoi vous êtes-vous engagé en politique ?
Mon engagement politique remonte à l’âge de 15 ans au sein des Jeunes radicaux neuchâtelois. Par la suite j’ai exercé la fonction de secrétaire cantonal du Parti radical-démocratique neuchâtelois avant de siéger quelques temps au Grand Conseil. La gestion de la chose publique m’intéresse ainsi depuis fort longtemps. Mon approche de la politique se veut républicaine (respect des institutions, défense du rôle de l’Etat, recherche d’une certaine concordance, etc.) au sein d’une droite que je souhaite rigoureuse sur certains thèmes (finances, sécurité), ouverte sur le monde et jouant un rôle régulateur quand le marché ne défend pas suffisamment l’intérêt général (les questions du salaire minimum, de la caisse-maladie unique ou encore de la régulation du prix ou de la production des médicaments en Suisse méritent assurément d’être examinées).
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
S’il faut en choisir un, j’opte pour la réforme et la modernisation de l’administration communale (projet REMO), projet d’une importance déterminante pour l’avenir de la Ville de Neuchâtel vu les diverses thématiques abordées et la volonté exprimée par le Conseil communal de les examiner sans tabou. J’attends ainsi beaucoup des rapports qui en découleront de manière à ce que notre collectivité publique retrouve des finances saines, condition essentielle pour lui permettre de relever ses défis futurs.
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel et pourquoi ?
Mon « côté lac » me dirige naturellement tout près de mon domicile dans la baie de l’Evole, endroit que j’apprécie pour me promener, admirer les Alpes ou encore me baigner (une petite rampe et une douche en ce lieu seraient néanmoins appréciées !). Mon « côté forêt » me fait remonter dans les hauts de la ville, endroit où j’ai grandi, plus particulièrement à l’ancien golf de Pierre-à-Bot. J’aime ce lieu ouvert, calme avec sa verdure omniprésente et sa pinte où il fait bon se poser.

Patrice Neuenschwander est l'ancien délégué culturel de la Ville, poste qu'il a occupé pendant 22 ans, après avoir travaillé 15 ans dans le journalisme à Berne et au Palais fédéral. Père de deux enfants adultes, il habite Peseux, village qu'il a autrefois présidé. Aujourd'hui à la retraite, il donne de son temps à de nombreuses associations culturelles et à Terre des Hommes. Ayant éprouvé la curiosité de franchir le miroir qui sépare l'administration du Conseil général, il y travaille à ce que chacun dispose des moyens de vivre dignement.
Pourquoi vous êtes-vous engagé en politique ?
J'ai grandi dans une famille ouvrière modeste. Mon père typographe était fortement engagé dans le milieu syndical. Mes parents, militants au sein de l'Action catholique ouvrière et du Mouvement populaire des familles, m'ont fait prendre conscience très jeune des inégalités sociales et de l'injustice qui caractérise notre société. En 1995, lorsque j'ai abandonné le journalisme pour me tourner vers la culture, j'ai enfin pu m'engager concrètement en politique. J'ai naturellement adhéré au Parti socialiste qui me semblait offrir les meilleures opportunités d'agir. Mais le POP ou Solidarités m'auraient aussi convenu.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
J'en retiendrai deux en particulier: le soutien à la culture et le plan d'aménagement local (PAL). Soutenir la culture est impératif pour une collectivité publique. La culture est comme la confiture spirituelle que l'on étale sur la tranche de pain rassie de notre vie quotidienne. Elle nous aide à vivre, à nous supporter et – peut-être – à nous comprendre. Mais elle n'est pas gratuite. Celles et ceux qui la produisent méritent une rémunération décente et des conditions-cadre favorables que seules les collectivités publiques peuvent leur procurer...
Le PAL définira notre façon de vivre ensemble ces 30 prochaines années. Une fois voté par le Conseil général, il régira l'aménagement de notre territoire communal dans ces moindres détails. Il en va de la responsabilité de l'élu que je suis de s'engager à fond en faveur d'une ville verte, à taille humaine, qui privilégie les espaces végétalisés plutôt que le béton, une ville égalitaire dans laquelle je n'aurai pas honte que vivent mes enfants et petits-enfants.
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel et pourquoi ?
J'aime par-dessus tout ce banc à l'ombre d'un tilleul séculaire en bordure du chemin de Bosseyer qui conduit par les hauts de Peseux à Corcelles. On y domine nos villages et le lac avec les Alpes pour lointain horizon. J'y allais durant le confinement pour boire une bière et méditer sur la beauté du monde et l'insanité des hommes. Je retourne fréquemment m'y asseoir, surtout quand j'ai le blues, pour essayer de comprendre mais aussi pour apprivoiser l'éternité ou le néant – c'est selon – avec qui j'ai tantôt rendez-vous. J'adore aussi les lieux de culture comme le Passage, la Case et surtout le KVO, à Corcelles, dans lequel je refais le monde avec mes potes en buvant des Vouivres.

Administrateur de la Maison du Concert, un lieu de création indépendante au cœur de Neuchâtel, et également impliqué dans le milieu culturel neuchâtelois à travers divers engagement associatifs et bénévoles, François Chédel est militant à solidaritéS Neuchâtel depuis 2016.
Pourquoi vous êtes-vous engagé en politique ?
Je me suis engagé politiquement pour faire la révolution et renverser le système capitaliste, afin de tenter de mettre fin aux nombreuses oppressions qui détruisent tant de vies dans le monde entier. Sans changement radical de système économique, nous ne pourrons endiguer le réchauffement climatique, car c’est la cupidité des grandes fortunes cherchant toujours plus de profit, qui en est la cause principale. D’ici là, je milite au sein de solidaritéS afin de lutter contre la péjoration des conditions de travail ou de vie de la population (nous étions très engagé-e-s dans les référendums contre l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes par exemple) et afin de soutenir les différentes luttes locales et nationales. Et ceci que ce soit pour le climat ; contre les violences racistes, sexistes ou sexuelles ; en faveur d’un meilleur accès à la culture pour les enfants et les personnes précaires ; ou encore en faveur du milieu culturel qui est extrêmement fragile. Bref, la liste n’est pas exhaustive mais nous luttons pour toute avancée, qu’elle soit petite ou grande en faveur d’une société plus juste et équitable. C’est toujours ça de pris !
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
La réponse précédente me paraît suffisamment explicite (rire).
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel et pourquoi ?
C’était un lieu que j’aimais beaucoup à Neuchâtel, qu’on voit sur la photo. Il s’agit des anciennes usines Suchard à Serrières. C’était un lieu multiple, vivant, alternatif, créateur de lien social. On y trouvait un théâtre, un restaurant communautaire, des ateliers d’artistes et d’artisan-e-s, un café puis un squat pas loin, l’Amar ensuite dans les environs. Bref, cet endroit participait au dynamisme et à la vie du quartier de Serrières. C’est maintenant devenu un symbole de nos défaites face au capitalisme et à la spéculation immobilière : deux grands groupes, Implenia et Crédit Suisse, se sont accaparés ces espaces communs, pour toujours plus de profits, ce avec le laisser-faire absolu des autorités communales de l’époque. Il y a plus de trois ans, ils ont mis tout le monde dehors en prétextant l’urgence de travaux à entreprendre. Depuis, rien n’a été fait…

Sylvain Robert-Nicoud est entré au Conseil général en 2022. Enseignant de culture générale au Centre de formation professionnelle neuchâtelois (CPNE), ce père de famille de 36 ans réside au cœur de la ville de Neuchâtel avec sa femme et son fils de 8 mois. Passionné de trombone, il a grandi à la Brévine, et étudié à l'Université de Neuchâtel. Il prépare actuellement une pièce de théâtre pour le bicentenaire de la société d’étudiants Zofingue.
Pourquoi vous êtes-vous engagé en politique ?
Mon implication politique découle en premier lieu de mon héritage familial : mon père assume actuellement la présidence de la commune de la Brévine. Les valeurs d'engagement et de contribution envers la société forment le socle de mon implication. Je nourris un profond désir de participer activement et de façon marquante au mieux-être de la collectivité tout en défendant la liberté individuelle et en prônant la responsabilité individuelle.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
Simplifier les procédures administratives, centraliser les charges pour faire des économies. Je suis consterné par le fait que les budgets de construction présentés aux collectivités soient systématiquement réévalués à la hausse. Est-ce également le cas pour les projets réalisés pour des particuliers ? Absolument pas ! Cependant, une préoccupation majeure est la suppression du parking des Jeunes-Rives. Où les habitants du quartier pourront-ils se garer ? Comment maintenir l'attrait du centre-ville sans stationnement à proximité pour les visiteurs ? Comment compenser cette perte financière au niveau de notre fonctionnement financier ? Ces questions sont essentielles et auront un impact immense sur notre commune, gageons que les réponses que nous apporterons soient les meilleures.
Un coup de coeur lié à Neuchâtel ?
Jeudi-Oui ! Un immense bravo à Stéphanie, Arnaud et Caroline pour cette initiative qui insuffle une énergie exceptionnelle à notre ville. Grâce à leur action, j'ai pu explorer de nouveaux secteurs de notre magnifique commune. Ce nouvel événement mensuel m'a également offert l'opportunité de faire la connaissance de commerçants locaux et d'associations qui animent nos quartiers. Toute mon admiration va aux créateurs de ce projet si inspirant.

Thomas Perret est un adepte du job sharing : il est pour moitié vigneron-encaveur, exploitant le domaine familial avec sa sœur, et pour moitié co-chef de l'office cantonal de la politique familiale et de l'égalité – poste qu'il partage donc également avec une collègue. Agé de 49 ans, marié et père de deux adolescents, il vit à Cormondrèche. Après deux mandats à l'exécutif de Corcelles-Cormondrèche, il poursuit aujourd'hui son engagement politique au sein du législatif de la Ville.
Pourquoi vous êtes-vous engagé en politique ?
On pourrait le résumer en une phrase un peu sommaire : « C'est pas juste ! » Car non, ce n'est pas juste que certains aient de l'argent à ne pas savoir qu'en faire et que d'autres, juste à côté, n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois ; ce n'est pas juste que, parce que vous êtes une femme, vous soyez très souvent moins payée qu'un homme pour faire le même travail, etc. Les institutions politiques doivent avoir pour but de combattre les causes de ces inégalités, et pas seulement d'en atténuer un peu les conséquences.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
Il y a un domaine dans lequel une commune garde une grande marge de manœuvre, c'est celui de l'aménagement du territoire. Cela peut sembler abstrait, mais en réalité cela détermine toute une série de choses très concrètes en lien avec notre vivre-ensemble : quels types de logements vont être construits ou rénovés, comment sont encouragés les commerces de proximité, où devraient être (ré)aménagés des parcs publics, quelle place doit être accordée aux différentes manières de se déplacer… La Ville travaille actuellement sur son nouveau plan d'aménagement et c'est important de débattre des orientations qui vont être posées pour les deux prochaines décennies.
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel ?
Soyons peu touristique : j'apprécie la déchetterie de Plaines-Roches, où se rencontrent des gens si différents. Je m'étais beaucoup engagé pour la fusion des quatre communes qui forment désormais l'actuel Neuchâtel, et Plaines-Roches a été la première structure partagée entre ces quatre collectivités, montrant avant la fusion qu'une mise en commun était possible. Mais c'est aussi un de ces lieux qui vous secouent et stimulent votre engagement : devant autant d'objets et de matériaux, souvent encore utilisables, qui finissent broyés, on voit que notre société est malade de surconsommation. « On nous fait croire, que le bonheur c'est d'avoir, de l'avoir plein nos armoires», chantait Souchon…

Jacqueline Zosso n’est pas née à Neuchâtel. Arrivée ici, lorsqu’elle avait 8 ans, du canton de Genève, le regard de sa famille était plutôt tourné vers Carouge, ville dans laquelle elle retournait souvent. « C’est seulement une fois adulte, et installée à Peseux, que j’ai pris conscience telle une évidence : mes racines étaient là ! Dès lors je me suis intéressée à mon village et à mon canton. Et ai consacré du temps à la chose publique », relève-t-elle en introduction.
Pourquoi vous êtes-vous engagée en politique ?
Je ne suis pas née à Neuchâtel. Arrivée ici, lorsque j’avais 8 ans, du canton de Genève, le regard de ma famille était plutôt tourné vers Carouge, ville dans laquelle nous retournions souvent. C’est seulement une fois adulte, et installée à Peseux, que j’ai pris conscience telle une évidence : mes racines étaient là !
Dès lors je me suis intéressée à mon village et à mon canton. Et ai consacré du temps à la chose publique. Après de nombreuses années au Conseil général et au Conseil communal de Peseux, et depuis la fusion, je continue mon engagement au Conseil général de la Commune de Neuchâtel. La démocratie, ce régime politique qui offre à toutes et tous d’exercer ses responsabilités face à la collectivité, me permet de travailler à ce que je considère comme un devoir citoyen. Être pour un peu dans le maintien de la visibilité de mon village, de ses activités propres et surtout de ses besoins sont mes engagements politiques. J’ai à cœur de faire vivre cette parole d’Albert Camus qui dit : « La démocratie ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité ».
Le dossier qui vous tient le plus à coeur ?
Le dossier des affaires sociales en général. Tout ce qui touche aux divers aspects de la vie sociale et sociétale. Mais plus particulièrement le projet MAE, qui s’inscrit dans une véritable mutation scolaire, un changement de paradigme qui est l’école à la journée continue. Consolider ce qui est existant en matière d’accueils extra-familiaux, les adapter plus spécifiquement aux réalités des structures familiales, sociales et professionnelles. Ainsi que d’inciter les entreprises à collaborer à une meilleure intégration des besoins de leurs collaboratrices et collaborateurs dans ce domaine. Et je n’oublie pas la construction d’une halle de gymnastique à Peseux, qui constitue une promesse faite aux Subiérieux et qui doit être impérativement tenue.
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel ?
Mon village et son marché. Le bord du lac, ses promenades et ses plages. Notre bonne ville de Neuchâtel avec son château et sa magnifique Collégiale. J’aime ces endroits qui m’ancrent et qui me font me sentir chez moi. Ils offrent de quoi se ressourcer, de quoi se reposer lorsque la vie se fait un peu moins douce.

Charlotte Grosjean, 25 ans, habite à Neuchâtel depuis juillet 2022 mais a grandi à Corcelles-Cormondrèche. Elle travaille dans la cybersécurité comme « Audit manager ISMS » aux CFF, mais a étudié l’économie politique à l’Université de Neuchâtel (bachelor et master). Elle a siégé d’abord comme conseillère générale d’abord à Corcelles-Cormondrèche, puis depuis 2020 en ville de Neuchâtel. Fun fact ? « Trouver la recette de pain sans gluten qui se rapproche le plus d’un pain normal », ajoute-t-elle en guise de clin d’œil.
Pourquoi vous êtes-vous engagée en politique ?
Mon lien avec la politique et l’engagement associatif me vient de mes parents, qui tous les deux m’ont toujours appris que ce n’est pas en restant assise sur le canapé que l’on fait bouger les choses. Je me suis donc engagée dans un premier temps chez les jeunes libéraux-radicaux neuchâtelois en 2018 car je trouvais bizarre l’idée de m’engager en politique avec des personnes qui avaient l’âge de mes parents. Le fait de passer par la section jeune m’a fait réaliser qu’être intéressée en politique quand on a 18-20 ans n’est pas si étrange et qu’il y a des possibilités concrètes de s’engager et de réellement apporter sa pierre à l’édifice. Par la suite, j’ai eu la chance d’entrer au Conseil général de Corcelles-Cormondrèche par la petite porte vers la fin de la législature et ensuite d’être élue dans la commune fusionnée en 2020.
Le dossier qui vous tient le plus à coeur ?
Le dossier qui me tient le plus à cœur et où il y a une réelle marge de manœuvre pour optimiser les ressources et faire des économies se nomme « REMO », ou pour les non-initiés « Réforme et modernisation de l’administration ». Cette démarche a pour but d’étudier en profondeur notre administration afin d’éliminer les doublons, faire des économies d’échelle ou encore simplifier les démarches administratives autant pour les collaborateurs que pour les citoyens.
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel ?
Sans hésiter : l’Université de Neuchâtel, le galop et le bord du lac juste à côté. C’est je pense le quartier que j’ai le plus fréquenté de mes 18 à mes 24 ans et où j’ai développé mes plus belles amitiés. C’est aussi là que j’ai éprouvé, voire parfois subi, mes émotions les plus fortes que ce soit la joie, la frustration, le stress ou encore l’exaspération. Ce n’est que lors du confinement que je me suis aperçue à quel point nous avions de la chance d’avoir une éducation de qualité et à quel point mes années universitaires ont fait de moi la personne que je suis aujourd’hui.

Ingénieur HES en viticulture et oenologie, Nicolas de Pury exploite un domaine viticole en bio. Agé de 62 ans, il est le père de trois enfants adultes et a deux petits-enfants. Il est conseiller général depuis 1995 et député au Grand Conseil.
Pourquoi vous êtes-vous engagé en politique ?
Au début des années 1980, j’ai été objecteur de conscience. Etre considéré comme prisonnier politique par les instances internationales et faire des mois de prison a été pour moi très formateur. Du questionnement personnel, puis de mon engagement dans différents mouvements associatifs, il est devenu naturel que mon celui-ci soit aussi politique au sein d’une liste de gauche et sensible à l’environnement, comme la Liste Libre, puis les Verts
Le dossier qui vous tient le plus à coeur ?
Les dossiers qui sont liés à la transition énergétique. Il est important d’être à l’écoute des citoyens, qui dans leur quotidien subissent l’inflation, des salaires qui devraient être valorisés, l’augmentation des primes d’assurance-maladie, etc. Mais l’importance d’avancer sur les dossiers de la transition énergétique est primordial. Un changement qui doit se faire accompagner d’un sens critique concernant les mauvaises vertus du capitalisme.
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel?
Les parkings avec des voitures qui ont une vue splendide sur le Château ou le lac !
Les Jeunes-Rives, par exemple. Après 60 ans de discussions il va y avoir enfin des changements. Le parking - en haut de la Boine et de la rue des Parcs - qui a une très belle vue sur la colline du Château m’interpelle aussi. Tout comme le parking situé à Cormondrèche, au bout de la Grand-Rue et du café de la Vigne : une vue imprenable!
Rappelons que 30% de l’espace de notre cité est dédié à la voiture. C’est énorme. Pour notre futur et la qualité du mieux-vivre ensemble, il serait bon de réfléchir à des solutions. Dans les quartiers résidentiels, nous pourrions libérer beaucoup de places, mais il faudra aussi accepter les coûts de parkings en silo et enterrés en bordure de ceux-ci. Ceci durant une période de transition qui va durer des décennies. Le futur de la mobilité au sens large est comme une espèce de migraine récurrente, ceci pour beaucoup de citoyens. Cela va bien au-delà d’une simple et grandiose Fête des vendanges…

Nicole Galland a grandi et étudié à Neuchâtel. Elle a ensuite mené une carrière scientifique à l’Université de Lausanne en tant que professeure de botanique, tout en restant domiciliée à Neuchâtel, puis à Corcelles-Cormondrèche. A sa retraite, elle a souhaité s’investir localement dans des enjeux qui lui tiennent à cœur. Alliée aux Vert-e-s, elle est entrée au Conseil général de Corcelles-Cormondrèche avant d’être élue, en 2020, au législatif de la nouvelle commune. Dans ses loisirs, elle bichonne, avec son mari, une vigne dont les fruits sont ensuite vinifiés aux Caves du Prieuré.
N+ : Pourquoi vous êtes-vous engagée en politique ?
Nicole Galland : La retraite nous offre un bien précieux: le temps ! J’ai toujours eu une oreille attentive pour la « chose publique », mais je n’ai pas souhaité m’investir en parallèle à mes occupations professionnelles et familiales. Et c’est effectivement à la retraite que j’ai fait le pas en acceptant de figurer sur la liste électorale des Vert-e-s, ce qui m’a conduit sur les bancs du Conseil général. Je me sens très privilégiée de pouvoir ainsi participer à des décisions qui vont influencer les contours de la commune pour les années à venir.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
Tous les dossiers liés aux valeurs des Vert-e-s me tiennent à cœur. Mais, un peu par hasard je dois dire, j’ai été impliquée plus activement dans la mise en place d’un projet qui faisait partie du processus de la fusion: l’instauration d’assemblées citoyennes. Une commission ad hoc, que je préside actuellement, a été chargée de donner corps à cette idée. Il en est résulté un modèle de participation citoyenne qui a été présenté en début d’année et nous en sommes maintenant à la mise en route très concrète. Cela a été dit lors des assemblées constitutives: Neuchâtel défriche une forme nouvelle de démocratie participative pour laquelle l’administration communale s’investit énormément. De nombreuses personnes qui ont assisté aux premières assemblées ont exprimé des attentes très positives et encourageantes. Nous y croyons et notre commission aura à cœur de faciliter au mieux le processus.
Le lieu que vous aimez à Neuchâtel ?
La ville a le privilège d’avoir de magnifiques forêts à portée de baskets. Et les lisières constituent des milieux de transition particulièrement riches en biodiversité, tout en offrant de superbes points de vue sur le littoral. Le site de Chantemerle, au-dessus de Corcelles-Cormondrèche, en est un très bel exemple. Et il porte admirablement bien son nom en nous offrant, en toute saison, des ambiances sonores dans lesquelles il fait bon s’immerger.

Marc-Olivier Sauvain est chef du département de chirurgie au RHNe (Réseau hospitalier neuchâtelois) et professeur titulaire de l’Unil. Il est également titulaire d’un doctorat en biotechnologie et génie biologique qu’il a obtenu à l’EPFL. Il a 48 ans, est marié et père de deux adolescents. La politique, il la partage entre ses mandats de conseiller général à la Ville de Neuchâtel, de député suppléant au Grand conseil et de membre du comité de la Société suisse de chirurgie, qu’il représente au sein de la FMH (Fédération des médecins suisses) pour le développement de tarifs ambulatoires.
N+ : Pourquoi vous êtes-vous engagé en politique ?
Marc-Olivier Sauvain : J’ai goûté très tôt au monde politique en participant adolescent à l’organisation de Neuch’color, un rassemblement de plus de 170 jeunes Suisses qui s’étaient réunis aux Jeunes-Rives durant quatre jours pour débattre de différents thèmes qui ont abouti à des postulats envoyés au Conseil fédéral. Par la suite, les études et le sport ont pris tout mon temps et j’ai dû renoncer à la politique. J’ai eu la chance de pouvoir bénéficier d’un enseignement de très haut niveau à travers la Suisse (Genève, Lausanne, Zurich, Saint-Gall…). Mon engagement politique, c’est une manière pour moi de partager avec la collectivité les connaissances que j’ai pu acquérir. Un « pay-back » en quelque sorte.
Le dossier qui vous tient le plus à cœur ?
Evidemment la politique de la santé dont l’actualité devient de plus en plus brûlante chaque année. Mais l’impact sur ce sujet est modeste au niveau communal, même si on assiste progressivement à des transferts de charge de la part du canton sur les villes quand il s’agit de trouver des solutions, notamment pour la création de places d’accueil pour nos aînés. Les besoins d’une population vieillissante n’ont pas été anticipés correctement. Un autre domaine intéressant c’est la mobilité car cela va au-delà de la manière dont on se déplace et détermine la manière dont nous allons vivre ensemble.
Un lieu de Neuchâtel qui vous touche particulièrement ?
Son hôpital ! Je suis né à Pourtalès et j’ai la chance d’y travailler. On a vu à quel point notre réseau s’est montré solide et a su relever le défi du Covid. Sans ces hommes et ces femmes dévoués à la santé de nos concitoyens, le bilan aurait été très lourd. Vous pouvez encore compter sur eux, même fatigués, pour continuer à relever les défis importants de la santé qui nous attendent ces prochaines années !